Circulation : c'est mieux l'été ?
Que pensez-vous de l'intersaison du FC Nantes ?
Le Conseil général de Loire-Atlantique doit-il financer le Festival interceltique de Lorient ?
Nouvelles plaques d'immatriculation : fini le 44 !
Vélos en libre-service : vos impressions ?
Racontez-nous vos concerts et spectacles !
Aux heures d'été
Concours : vos plus belles photos de vacances !
Webcam
Vos photos de Nantes
Naissances
Nantes demain
Baby-sitting



La scène se passe dans ce qu'on appelle le « village » de la Bernardière, un site où habitent des personnes issues de la communauté des gens du voyage sédentarisés à Saint-Herblain. Jeudi 8 mai, un garçon de 15 ans est poursuivi par un équipage de la brigade anticriminalité. Il se réfugie chez Christian, son oncle, dans un chalet en bois.
L'arrivée des policiers sur le terrain « la quatrième depuis le mois de mars », selon l'un des prévenus, échauffe aussitôt les esprits. Christian arrive, décroche son fusil. Il met en joug trois fonctionnaires de police, selon leur témoignage. « Il a juste sorti son arme, mais ne l'a pas braquée sur les policiers », dira sa compagne. « De toute façon, le fusil n'était pas chargé », s'emporte Christian.
Deux policiers sortent leur arme aussitôt. « Moi, je lui ai ordonné de poser son fusil, ajoute un fonctionnaire. L'ambiance était tendue, ça ne tenait qu'à un fil. » La compagne de Christian réussit à le ramener au calme. Entre-temps, des voisins sont venus prêter main-forte à Christian. « On a décidé de partir », explique un policier. Dans le chemin de terre qui les mène vers la sortie, six policiers se retrouvent face à un camion benne conduit par Johnny, alerté au téléphone par sa femme. Il accélère en voyant les policiers.
« C'était pour défendre ma famille, pas pour les percuter », explique Johnny. Les fonctionnaires se jettent dans la haie d'un côté, se plaquent contre un mur de l'autre côté. L'homme finit par arrêter son camion mais s'empare d'une pelle, avant de la jeter dans un buisson, lorsqu'un policier lui oppose son flash-ball.
Mercredi, les deux hommes ont été interpellé avec deux autres suspects au cours d'une opération de police qui a mobilisé 90 fonctionnaires (GIPN, CRS...). « On sait que quand on va là-bas, il y a de gros risques », justifie un fonctionnaire.
Le ministère public avait requis 2 ans de prison. Christian, 39 ans, jardinier dans une micro-entreprise, et Johnny, 42 ans, artisan, ont écopé d'un an. Et ils doivent verser 1 200 € à chacun des deux policiers qui s'étaient porté partie civile pour le préjudice moral.
Johnny a exprimé des « regrets ». À propos de ses actes et de l'antagonisme avec les policiers. « C'est sûr, il faut que ça s'arrête. » Christian, lui, n'a pas pu prononcer ces mots.
Vanessa RIPOCHE.