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Les vêtements invendus seront parfois bradés, estampillés d'une étiquette « prix soleils » ou « prix sympas ». : Photo L. D.« Les clients sont très regardants à l'étiquette, ils veulent avoir la sensation de faire des affaires », explique Isabelle Marion, de la boutique Maëva en centre-ville.
Une saison en demi-teinte
De nombreux commerçants partiront en vacances avec un bilan en demi-teinte : après un bon début les trois premiers jours - fin juin - les soldes ont attiré moins de clients à mesure que les jours de juillet chassaient ces derniers vers la côte. Pas de quoi s'alarmer, la première quinzaine, les ventes se sont maintenues, de l'avis général, « à un niveau sensiblement égal à celui de l'année dernière » même si certains confessent qu'ils « s'attendaient à faire un peu mieux ».
La deuxième quinzaine de juillet a été très calme : « On travaille comme un samedi, pas comme un jour de soldes », indique une vendeuse du centre-ville.
La concurrence des grandes enseignes
Si cette tendance de désaffection des soldes est moins partagée par les boutiques de prêt-à-porter haut de gamme, elle touche une grande partie des boutiques de centre-ville.
La faute, peut-être, à la « concurrence des grandes enseignes, qui pratiquent des prix modiques toute l'année tout en ayant une plus grande visibilité de par leurs antennes dans les galeries commerciales, explique Élisabeth Langoux du magasin Spot Shop. Les femmes peuvent facilement trouver ce qu'elles souhaitent au prix convenable, hors des périodes de soldes, dans les supermarchés de la mode. »
Braderies permanentes
À cela s'ajoute la crise du pouvoir d'achat ; « véritable malaise » économique ou « peur plus psychologique », les avis des responsables de magasin divergent mais se rejoignent sur un point : les clients y pensent et achètent moins. Pour pallier à la morosité, les commerçants s'adaptent. Mardi, à l'heure de décrocher les pancartes « Soldes » affichées sur les vitrines, certains aménageront un coin « braderie » pour les articles invendus, d'autres ont déjà prévu de baisser leurs prochaines commandes auprès des fournisseurs.
Lisa Delahais